Docteur en histoire des sciences
Chercheur au Centre François Viète, Université de Nantes

Mes travaux de thèse ont porté sur l'histoire des théories de l'évolution en France depuis la publication de L'Origine des espèces (1859) jusqu'à la constitution de la Synthèse moderne (1940). Il s'agissait de proposer une analyse épistémologique et historique de ce que l'on appelle communément le néolamarckisme français, courant représenté par des biologistes comme Alfred Giard (1846-1908), Edmond Perrier (1844-1921) ou encore Gaston Bonnier (1853-1922). Dans la continuité de ce travail, j'ai cherché depuis à pousser plus avant l'analyse des racines françaises de cet évolutionnisme.
Depuis la soutenance de ma thèse, une partie importante de mes recherches porte désormais sur les premiers travaux de l'Ecole française de biologie moléculaire, école dont l'importance fut reconnue en 1965 par l'attribution du Prix Nobel de Physiologie et de Médecine à André Lwoff, François Jacob et Jacques Monod. Dans cette optique, je m'intéresse particulièrement aux travaux de jeunesse d'André Lwoff (1902-1994), consacrés pour l'essentiel à la protistologie, et réalisés en étroite collaboration avec Edouard Chatton (1883-1947). Il s'agira de préciser les intérêts théoriques de ces deux chercheurs, et de comprendre comment ces travaux pourraient constituer une articulation entre les traditions biologiques du XIXe siècle et la constitution de la biologie moléculaire moderne.
Notons pour finir que ces recherches s'inscrivent dans le sillage de l'épistémologie historique « à la française », fondée sur le lien indissoluble entre l'histoire des sciences et la philosophie des sciences.
Contact : laurentloison@yahoo.fr
Dernière mise à jour : 8 mai 2012